La couverture de l’édition électronique
L’édition électronique disponible

En route !

Voilà, on a réussi. On a parlé avec des paysans dans la taverne, on a bu de la bière comme des grands et on a trouvé le hook. C’est le petit vieux qui nous l’a donné, avec son histoire de la petite corne de la licorne. C’est comme ça qu’on trouve le hook dans un jeu de rôles.

Alors le hook est arrivé juste à la fin de l’histoire, quand le dragon saisit le Grand Cor dans ses griffes et l’emporte chez lui, dans son repaire de montagne. Tout ça hélas après avoir mangé le barde qui jouait du Grand Cor. J’ai déjà dit que les monstres sont méchants. C’est pour ça qu’il faut leur taper dessus jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent.

Dès qu’on a entendu que l’instrument avait été enlevé par le dragon, moi, Aumeraud et Devrac, nous avons tous eu la même idée :

« Allons chercher le Grand Cor !

— On peut le rapporter à la taverne, j’ai dit. Ensuite, un nouveau barde jouera du Grand Cor dans le pré.

— Le problème, a dit Aumeraud, c’est qu’on ne sait pas où il se trouve, le repaire du dragon. »

Devrac a dit : « En plus, si on trouve son repaire, il y a des chances qu’on trouve aussi le dragon. »

C’est le dragon qui est couvert d’écailles comme un lézard, qui crache du feu et mange les gens, des héros de préférence, à coups de dents terrifiantes. C’est lui aussi qui vit très longtemps, pendant des siècles et des siècles, peut-être même pour l’éternité.

Aumeraud, en parlant avec le tavernier, a découvert qu’il y avait un sphinx dans la forêt. C’est le sphinx qui a des ailes d’aigle et un corps de lion, qui pose des énigmes aux voyageurs et dévore ceux qui ne donnent pas la bonne réponse. Le sphinx sait beaucoup de choses, parce qu’il écoute tous ceux qu’il ne dévore pas.

« On peut demander au sphinx où se trouve le repaire du dragon, ai-je dit.

— Mais on risque de se faire bouffer par le sphinx, a dit Devrac.

— Oui, a dit Aumeraud, ça sera très dangereux.

— On s’en fiche. On est des aventuriers, n’est-ce pas ? »

Aumeraud et Devrac étaient d’accord avec moi et on s’est mis en route.

« Vous êtes partis sur le chemin de la forêt… », a dit mon grand frère.

Le sphinx, selon le tavernier, était souvent assis sur un rocher près du chemin qui traverse la forêt. On est donc partis dans cette direction. C’est là que quelque chose de bizarre nous est arrivé.

On traversait un champ de coquelicots au milieu de la forêt, Aumeraud devant moi, Devrac derrière. J’étais en train de me demander pourquoi les coquelicots sont toujours rouges et, là, j’ai reçu un caillou sur la tête.

« C’était quoi ça ?

— Quoi ? a dit Aumeraud.

— Je viens de recevoir un caillou sur la tête.

— C’était peut-être ton imagination ? »

Puis Aumeraud a crié : « Aïe ! »

Il avait reçu un caillou en pleine poitrine.

« Et ça aussi, c’était peut-être mon imagination ? »

Tout de suite après, derrière nous, Devrac a hurlé un mot que je ne répéterai pas. Lui aussi, il avait reçu un caillou. Mais il a été touché dans un endroit plus délicat.

« C’est venu de ce fourré-là. » Devrac le pointait d’une main — celle qui tenait la hache — tandis que de l’autre il soignait sa blessure.

« Qui est là ? » a dit Aumeraud.

Une voix rauque est sortie du fourré. « C’est moi… »

 

Voilà, tu as réussi ! Tu as lu en avant-première le début de Petit Lot et le Grand Cor de la licorne.

Cette histoire te plaît ?

Dès aujourd’hui, tu peux découvrir l’histoire complète en édition électronique. Suis Petit Lot et ses compagnons d’aventure, Aumeraud et Devrac, dans leur quête du Grand Cor de la licorne !

L’édition papier sortira vendredi prochain, le 3 novembre.